50eme

Théâtre des Parenthèses

Troupe sympathique de Kraainem et ses environs

Dans ma première pièce, “De Doux Dingues”, je jouais le rôle d’un jeune italien amoureux fou de la petite “Marie”. Véronique Zeegers était ma partenaire, à l’occasion du millénaire de Bruxelles, nous avons joué cette pièce Place du Jeu de Balles à Bruxelles devant l’affluence record de douze spectateurs... Il faut dire que le “Lange Jojo” nous faisait une concurrence terrible à 500 mètres de là... Véronique étant malade, c’est la toute jeune Babette Thiry, treize ans à peine qui repris le rôle avec brio ce soir là...

Dans la grande salle du “Casino”, le cinéma de St.Trojan, une joyeuse bande de “mamys” formait une chorale appelée “Les Filles de la Révolution”. Elles passaient en première partie du spectacle, elles devaient être une trentaine et toutes avoisinaient les quatre-vingts kilos... Comme le rideau était fermé, il restait peu de place pour les “mamys”... Jacques et moi-même étions donc chargés de retenir le rideau de la scène vers l’arrière...Au bout d’un moment, Jacques toujours facétieux lâcha le rideau qui vint bousculer le postérieur des “mamys” qui chantaient à pleine voix... d’où une bousculade sans nom qui provoqua l’hilarité dans la salle et la confusion parsemée de quelques fausses notes chez les “mamys” !!! Pardon les “mamys” !!!

2010…J’avais fait de réels efforts pour maigrir… J’y étais partiellement arrivé… Mais ce « traître » de Jean Pol Legrain au lieu de me passer une de mes chemises m’a fait enfiler une des siennes…

Résultat une fois sur scène, pas question de s’arrêter…J’ai donc essayé tant bien que mal d’enfiler cette chemise bien trop petite pour moi…

Résultat, au moindre mouvement, les boutons éclataient comme des pétards et la salle riait à gorge déployée…

Mon complice de toujours Jacques Van den Broecke a cette particularité qu’il joue à chaque fois d’une manière différente …
Si le vendredi il est à gauche, le samedi il sera à droite et le dimanche il se trouvera au milieu de la scène…
L’avantage c’est qu’on a l’impression de jouer à chaque fois une autre pièce …
Sa grande force c’est tel un félin de toujours retomber sur ses pattes !


Dans « Quand épousez-vous ma femme ? » il y a la fameuse scène du lit dans un train … Cette scène prend au maximum 6 à 7 minutes avec Jacques cela a duré un quart d’heure… Le public riait aux éclats, moi je me demandais quand on reprendrait le texte de la pièce ! Son record c’était dans « Bossemans & Coppenolle » en 1984, la pièce est longue, elle fait dans les deux heures trente…

Avec Jacques nous avons atteint les trois heures trente et le public en redemandait !!! Un phénomène ce Jacques !!!

Marcel prenait un malin plaisir à me vieillir, opération somme toute assez plaisante... sauf quand le spray disparaissait comme par enchantement et qu’il ne restait que quelques minutes avant d’entrer en scène... Aussitôt, Jacques le “sauveur”, faisait apparaitre un sac de farine qu’il versait sur ma tête tout en me bombardant de laque !!! Le soir, en rentrant chez moi, je passais plusieurs minutes sous la douche pour enlever une espèce de masse blanchâtre et gluante qui l’espace d’une pièce était censée me vieillir de quelques décennies... Aujourd’hui, on essaye de me rajeunir... mais cela c’est une opération bien trop difficile !!!

Lors de la dernière représentation de la « Bonne Adresse » de Marc Camoletti  un petit comique avait trouvé bon de défaire l’élastique qui était censé retenir ma petite « jupette ».
En regardant bien les têtes de mes partenaires vous trouverez aisément le coupable …


Afin de ne pas me retrouver en caleçon, j’ai été obligé de gonfler au maximum mes « muscles de comptoir » ! Pendant toute ma tirade…qui fut de la sorte assez hachée !!!
Ce qui a eu pour conséquence qu'après la pièce plusieurs "Messieurs" sont venus me trouver pour me remercier, grâce à moi ils n'avaient plus de complexes de se retrouver en maillot !!!

Quelques semaines avant de partir pour Oléron, une des actrices nous annonce qu’elle ne pourra nous accompagner … Une certaine panique s’empare du groupe…


Heureusement la fille d’une de nos comédiennes possédant une mémoire d’éléphant parvient à assimiler le rôle en quinze jours…

Sur place, elle a tellement bien joué que les spectateurs ne se sont rendu compte de rien…

Encore merci Melle Noël !!!